Fabriquer des théories. Responsabilité de l’artiste dans le monde numérique
Lundi 11 juin, 18h
Fabriquer des théories. Responsabilité de l’artiste dans le monde numérique
Conférence de Nicolas Thély
Dans la conduite des affaires du monde, l’art contemporain occupe une place cruciale. Durant ces cinquante dernières années, cette forme d’expression et d’émancipation culturelle s’est pérennisée autour d’un marché dont les productions qui prennent l’apparence de formes et d’idées expérimentales sont révélatrices des comportements individuels et collectifs. De sa fréquentation et de son étude sont nées des théories qui ont contribué certes à la redéfinition du statut de l’art, mais également au développement de doctrines managériales. A l’époque de l’hégémonie des industries culturelles, des réseaux sociaux, de la biennalisation de l’art contemporain et de la poussée des pays émergents, que signifie fabriquer des théories en art ? Il semble aujourd’hui relever de la responsabilité esthétique des spécialistes de l’art de renoncer à une approche holistique de leur théorie et de contribuer, au contraire, à partir d’études de terrain à la cartographie des manières de faire et de penser qui sont autant de forces motrices de l’humanisme.
Nicolas Thély
Critique d’art, Nicolas Thély est professeur des universités en Art, Esthétique et Humanités Numériques à l’Université Rennes 2. Ses thèmes de recherches portent sur l’esthétique, le numérique et l’art contemporain.
Il a publié Vu à la webcam (essai sur la web-intimité) (Presses du Réel, 2002), Corps, art vidéo et numérique (Scéren-Cndp, 2005), Manuel d’esthétique (Filigranes, 2005), Mes Favoris (éditions MIX, 2007), Basse Def : Partage de données (Les presses du réel, 2007), La Culture distribuée (Sceren-Cndp, 2010). Son dernier ouvrage est Le tournant numérique de l’esthétique (éditions publie.net, 2011)
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Traduction en lituanien.




