Exposition des photographies d’Ania Tichomirova Apprentissage(s) autour de la vie des enfants aux écoles du Burkina Faso et de la France.

Du 1er au 30 septembre 2016

Šiaulių apskrities P. Višinskio viešoji biblioteka

www.savb.lt

Anya Tikhomirova, artiste des arts visuels, est née en France, de parents russes. Elle a consacré son enfance et une partie de son adolescence à la compétition sportive. Elle était membre de l’équipe de France Espoir de patinage artistique. Elle a fait des études d’art dramatique à Paris et a travaillé comme comédienne pendant dix ans au théâtre et à la télévision. Elle s’est ensuite installée à Londres où elle a fait des études de psychologie et d’écriture du scénario. Elle y a écrit et réalisé un court métrage de fiction (FIRST LIPSTICK, 16 mm, 14 min.) Puis elle est partie vivre en Italie, où elle a écrit quelques scénarios de courts métrages et un scénario de long métrage. Anya commençait par ailleurs à s’intéresser de plus en plus aux films documentaires de création. Elle a écrit un projet autour du thème de l’identité dans l’exil et de la notion d’appartenance à une culture, à un territoire. Cette recherche l’a menée en Russie, terre d’origine et de mythique familiale. Elle y a réalisé “INOSTRANKA : (étrangère)”, série de vidéos et installation multibandes. Elle est suis ensuite retournée vivre à Paris où elle a commencé à travailler la vidéo puis la photo plasticienne. Aujourd’hui installée en Haute-Normandie, elle travaille toujours la vidéo, la photographie documentaire et plasticienne, le dessin, le multimédia numérique, chaque pratique nourrissant l’autre.

Anya Tikhomirova a effectué la série photographique « APPRENTISSAGES #1 » à Pô, Burkina Faso et à La Chapelle-sur-Dun, France. La série s’est constituée autour de verbes marquant la vie des enfants à l‘école : lire, écrire, compter, être, avoir, punir, dessiner et jouer. Son angle d’approche était de rechercher ce qui peut unir les enfants et les jeunes dans des apprentissages communs et en même temps dans des conditions de vie différentes. Au-delà de ce qui sépare, au-delà des caractéristiques individuelles aussi, elle recherchait à révéler une énergie, un désir, une motivation, volontaire ou non, inconsciente souvent, d’apprendre, de s’élever au-dessus d’une condition présente, de grandir, de se réaliser. Pour la photographe il ne s’agissait pas, par un système comparatif binaire, de mettre l’accent sur les différences rencontrées, mais il était néanmoins impossible de ne pas les montrer, tant elles sont réelles. Et ce sont les similitudes qu’elle a rencontré qui rendaient les différences moins justes encore. L’ensemble du travail d’Anya peut être vu sur son site : www.anyatikhomirova.com