Cycle cinéma « Identités et préjugés », juillet 2017

Seansų pradžia 18 val. ĮĖJIMAS NEMOKAMAS.

L’identité d’un individu est la reconnaissance de ce qu’il est par lui-même mais aussi par les autres, tout au long de sa vie. Ainsi, c’est une construction sociale à la fois personnelle et collective, et pouvant faire l’objet d’une véritable quête lorsque l’individu en question est en perte de repère ou peine à trouver sa voie. Cette identité est aussi sujette à préjugés de la part d’autres individus et cela dans des cadres aussi divers que celui du travail, du lieu d’apprentissage, d’un groupe d’amis ou même dans celui de la famille. Face à ces préjugés, l’identité se construit à travers discontinuités et conflits, pour reprendre les mots de Freud.

C’est de cette construction sociale conflictuelle que s’inspire notre programmation du mois de juillet. Ce mois-ci, l’Institut Français vous propose d’évoquer le thème de l’identité et de sa quête face aux préjugés, à travers des films abordant des destins d’hommes et de femmes différents en tout point mais se rejoignant dans un seul objectif : la recherche de soi-même, de sa voie et de son identité propre.

Mardi 4 juillet : Lulu femme nue, de Solveig Anspach, avec Karin Viard, Bouli Lanners, Claude Gensac et Pascal Demolon, 2014, 87min.

Sous-titres : Anglais

 

À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même.

Mardi 11 juillet: Bande de filles : de Céline Sciamma, avec Karidja Touré, Assa Sylla, Lindsay Karamoh et Mariétou Touré, 2014, 112min.

Sous-titres : Anglais

 

Marieme vit ses 16 ans comme une succession d’interdits. La censure du quartier, la loi des garçons, l’impasse de l’école. Sa rencontre avec trois filles affranchies change tout. Elles dansent, elles se battent, elles parlent fort, elles rient de tout. Marieme devient Vic et entre dans la bande, pour vivre sa jeunesse. Bande de filles abordent des sujets aussi divers que la question de la féminité, celle des désirs et la construction de l’identité chez des jeunes filles de banlieues soumises aux préjugées.

Mardi 18 juillet : Les héritiers, de Marie-Castille Mention Schaar, avec Ariane Ascaride, Ahmed Dramé, Noémie Merlant, Geneviève Mnich et Stéphane Bak, 2014, 105 min.

Sous-titres : Anglais

 

Ce film relate les relations d’un professeur avec des adolescents qui ont depuis longtemps décroché du système scolaire, qui ne croient plus en leurs capacités et qui sont pour la plupart en perte de repères. En effet, au lycée Léon Blum de Créteil, la classe de seconde 1 est réputée pour être catastrophique, tant les élèves sont incontrôlables et leur niveau général faible. Face à ces lycéens qui n’acceptent pas les règles, madame Gueguen, professeur d’histoire, leur propose un projet commun : participer au concours national de la résistance et de la déportation. D’abord réticents, les élèves acceptent toutefois de relever le défi, et se trouvent transformés par ce travail collectif autour d’un projet commun.

Mardi 25 juillet : Hippocrate, de Thomas Lilti, avec Vincent Lacoste, Reda Kateb, Jacques Gamblin et Marianne Denicourt, 2014, 102min.

Sous-titres : Anglais

 

Benjamin, 23 ans, commence sa carrière de médecin par un stage en tant qu’interne dans le service que dirige son père. Mais malgré son enthousiasme initial, il est mis à rude épreuve dans sa découverte de la réalité du métier auquel il se destine en effet, rien ne se passe comme prévu. La pratique se révèle plus rude que la théorie. La responsabilité est écrasante, son père est aux abonnés absents et son co-interne, Abdel, est un médecin étranger plus expérimenté que lui. Benjamin va se confronter brutalement à ses limites, à ses peurs, celles de ses patients, des familles, des médecins, et du personnel. Son initiation commence.